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Bienvenue sur AFEDE asbl
En 2004, l’idée de nous engager dans cette association est née de la révolte que nous avons éprouvée devant les témoignages et les images des violences faites aux femmes, aux filles et aux petites filles à l’Est de la République Démocratique du Congo, durant les guerres et les conflits que ce pays a traversés et subit encore. Nous nous sommes réunies et avons décidé de fonder une association dénommée 'Actions des Femmes pour le Développement', en abrégé AFEDE a.s.b.l. Notre mission : Venir en aide aux femmes vivant en RDC (et ailleurs) - victimes des violences sexuelles, en luttant pour qu’elles recouvrent leur dignité et leur intégrité, mais aussi en développant des moyens pour leur redonner le goût de lutter au-delà de la survie pour devenir des actrices de changement et de développement dans leur communauté, leur région ou leur nation. Ce site web nous permet de nous faire connaitre et de vous en dire plus sur les actions que nous menons ; parcourrez notre agenda en cliquant sur les dates 'noircies' de notre calendrier. Si vous souhaitez nous contacter, nos coordonnées complètes se trouvent au bas de cette page. Bonne visite ! Les 4 dernières nouvelles
Solange Lusiku Nsimire été choisie pour recevoir le titre de docteur honoris causa de l'Université Catholique de Louvain - par Maddy le 23/01/2012 - 15:25 L'AFEDE asbl salue le titre de Docteur Honoris Causa que l'Université Catholique de Louvain attribue à Solange Lusiku Nsimire - éditrice du périodique Le Souverain, seul journal de la ville de Bukavu - RDC .Militante, elle travaillait au sein du Caucus des femmes congolaises du Sud-Kivu lorsqu’elle a rencontré le fondateur du Souverain, décédé peu de temps après. Elle a alors repris le flambeau. Le journal met en avant la démocratie et les droits de la femme. La fête de l'Université aura pour thème cette année : «Tous connectés... un levier pour la démocratie?» Cérémonies organisées à l'occasion de la fête de l'UCL le jeudi 2 février 2011. Au programme : 15h00 : Célébration eucharistique en l'église Saint-François d'Assise. 16h40 : Formation du cortège dans le hall de l'Aula Magna. 17h00 : Séance académique à l'Aula Magna Proclamation au titre de docteur honoris causa de l'Université catholique de Louvain de: Solange Lusiku Nsimire, éditrice responsable du journal Le Souverain, présentée par la professeure Fabienne Leloup Amnesty International, représentée par Salil Shetty, secrétaire général, présentée par Mademoiselle France Misselyn, étudiante Daniel Cornu, journaliste, auteur d’ouvrages sur l’éthique du journalisme, présenté par le professeur Benoît Grevisse 18h45 : Réception à l'Aula Magna. INFORMATIONS accueil-dic@uclouvain.be - http://www.uclouvain.be/fete-universite Des conférences avec les docteurs honoris causa seront également organisées les 1er et 3 février. Voici le lien pour accéder à tous les détails pratiques : http://www.uclouvain.be/fete-universite.html. Agir concrètement À l'occasion de la fête de l'Université, l’UCL vous propose d'agir concrètement. Nous, membres de la Communauté universitaire, sommes appelés à soutenir les actions de deux des futurs docteurs honoris causa, Solange Lusiku et Amnesty International. Agir maintenant, c'est montrer, ensemble, que la distinction qui leur est remise n'est pas que «symbolique». Soutenez la parution du «Souverain» Le Souverain est le seul journal indépendant de Bukavu (Sud Kivu, RDC). Soutenir Le Souverain, c'est supporter la consolidation d'une presse indépendante, qui ose la différence, qui provoque le débat, et réactivera, patiemment, la démocratie au Sud Kivu. L'UCL a fait le choix d'entretenir des liens de plus en plus étroits avec cette région, notamment suite à la remise de doctorats honoris causa à des femmes telles que Venantie Bisimwa Nabintu (en 2011) et Marguerite Barankitse (en 2010) et à la création du Centre Henri Simonart (en 2010). 1000 euros sont nécessaires à la réalisation d'un numéro. L'UCL a l'ambition de soutenir la parution du journal durant un an, soit au minimum 4 numéros. Et ce, grâce à vous! Vous pouvez participer (personnellement ou en service) à cette action en faisant un don. --> Vous pouvez faire un don sur le compte BNP Paribas Fortis 271-0366401-64 avec, en communication: "Soutien Solange Lusiku" Les dons de 40 € et plus sont déductibles fiscalement. Un ordre permanent présente bien des avantages, pour vous comme pour le projet. Vous pouvez étaler votre contribution tout au long de l’année et bien sûr garder le droit d’annuler ou de modifier cet ordre à tout moment. Quant au projet, il permettra à Solange Lusiku de planifier ses activités. L'AFEDE asbl salue le titre de Docteur Honoris Causa que l'Université Catholique de Louvain attribue à Solange Lusiku Nsimire - éditrice du périodique Le Souverain, seul journal de la ville de Bukavu - RDC .Militante, elle travaillait au sein du Caucus des femmes congolaises du Sud-Kivu lorsqu’elle a rencontré le fondateur du Souverain, décédé peu de temps après. Elle a alors repris le flambeau. Le journal met en avant la démocratie et les droits de la femme. La fête de l'Université aura pour thème cette année : «Tous connectés... un levier pour la démocratie?» Cérémonies organisées à l'occasion de la fête de l'UCL le jeudi 2 février 2011. Au programme : 15h00 : Célébration eucharistique en l'église Saint-François d'Assise. 16h40 : Formation du cortège dans le hall de l'Aula Magna. 17h00 : Séance académique à l'Aula Magna Proclamation au titre de docteur honoris causa de l'Université catholique de Louvain de: Solange Lusiku Nsimire, éditrice responsable du journal Le Souverain, présentée par la professeure Fabienne Leloup Amnesty International, représentée par Salil Shetty, secrétaire général, présentée par Mademoiselle France Misselyn, étudiante Daniel Cornu, journaliste, auteur d’ouvrages sur l’éthique du journalisme, présenté par le professeur Benoît Grevisse 18h45 : Réception à l'Aula Magna. INFORMATIONS accueil-dic@uclouvain.be - http://www.uclouvain.be/fete-universite Des conférences avec les docteurs honoris causa seront également organisées les 1er et 3 février. Voici le lien pour accéder à tous les détails pratiques : http://www.uclouvain.be/fete-universite.html. Agir concrètement À l'occasion de la fête de l'Université, l’UCL vous propose d'agir concrètement. Nous, membres de la Communauté universitaire, sommes appelés à soutenir les actions de deux des futurs docteurs honoris causa, Solange Lusiku et Amnesty International. Agir maintenant, c'est montrer, ensemble, que la distinction qui leur est remise n'est pas que «symbolique». Soutenez la parution du «Souverain» Le Souverain est le seul journal indépendant de Bukavu (Sud Kivu, RDC). Soutenir Le Souverain, c'est supporter la consolidation d'une presse indépendante, qui ose la différence, qui provoque le débat, et réactivera, patiemment, la démocratie au Sud Kivu. L'UCL a fait le choix d'entretenir des liens de plus en plus étroits avec cette région, notamment suite à la remise de doctorats honoris causa à des femmes telles que Venantie Bisimwa Nabintu (en 2011) et Marguerite Barankitse (en 2010) et à la création du Centre Henri Simonart (en 2010). 1000 euros sont nécessaires à la réalisation d'un numéro. L'UCL a l'ambition de soutenir la parution du journal durant un an, soit au minimum 4 numéros. Et ce, grâce à vous! Vous pouvez participer (personnellement ou en service) à cette action en faisant un don. --> Vous pouvez faire un don sur le compte BNP Paribas Fortis 271-0366401-64 avec, en communication: "Soutien Solange Lusiku" Les dons de 40 € et plus sont déductibles fiscalement. Un ordre permanent présente bien des avantages, pour vous comme pour le projet. Vous pouvez étaler votre contribution tout au long de l’année et bien sûr garder le droit d’annuler ou de modifier cet ordre à tout moment. Quant au projet, il permettra à Solange Lusiku de planifier ses activités.
Attaque de Kiwanja: la population accuse les FARDC - par Maddy le 17/01/2012 - 10:16
Radio Okapi
Les habitants de Kiwanja ont protesté, ce lundi 16 janvier, contre l’attaque, la veille, d’hommes armés contre des cambistes qui a coûté la vie à cinq personnes dont un militaire et a fait une dizaine de blessés. La route principale de la cité a été barricadée dans matinée, les activités économiques paralysées. La population de Kiwanza attribue cette attaque aux Forces armées de la RDC (FARDC) et demande des enquêtes pour établir les responsabilités. Certains habitants se demandent comment un marché, situé juste à 1 kilomètre d’un camp militaire, peut être attaqué en plein jour. Ils mettent en doute le travail des services de renseignement. Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a annoncé une enquête. Des responsables des FARDC interrogés par Radio Okapi n’ont pas voulu réagir à cette attaque. La coordination de la société civile de cette province, pour sa part, se dit préoccupée par l’escalade de l’insécurité dans la province. Elle interpelle les autorités judiciaires pour l’ouverture et l’aboutissement d’une enquête. Les habitants ont enlevé les barricades dans l’après-midi après des négociations menées par l’administrateur du territoire et la police. Le responsable de la police du territoire de Rutshuru avait indiqué, le dimanche 15 janvier, que les assaillants avaient emporté une importante somme d’argent. Selon lui, le groupe était composé d’une dizaine d’hommes habillés en tenue militaire. La situation est redevenue calme dans la soirée et la circulation routière a été rétablie.
Radio Okapi
Les habitants de Kiwanja ont protesté, ce lundi 16 janvier, contre l’attaque, la veille, d’hommes armés contre des cambistes qui a coûté la vie à cinq personnes dont un militaire et a fait une dizaine de blessés. La route principale de la cité a été barricadée dans matinée, les activités économiques paralysées. La population de Kiwanza attribue cette attaque aux Forces armées de la RDC (FARDC) et demande des enquêtes pour établir les responsabilités. Certains habitants se demandent comment un marché, situé juste à 1 kilomètre d’un camp militaire, peut être attaqué en plein jour. Ils mettent en doute le travail des services de renseignement. Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a annoncé une enquête. Des responsables des FARDC interrogés par Radio Okapi n’ont pas voulu réagir à cette attaque. La coordination de la société civile de cette province, pour sa part, se dit préoccupée par l’escalade de l’insécurité dans la province. Elle interpelle les autorités judiciaires pour l’ouverture et l’aboutissement d’une enquête. Les habitants ont enlevé les barricades dans l’après-midi après des négociations menées par l’administrateur du territoire et la police. Le responsable de la police du territoire de Rutshuru avait indiqué, le dimanche 15 janvier, que les assaillants avaient emporté une importante somme d’argent. Selon lui, le groupe était composé d’une dizaine d’hommes habillés en tenue militaire. La situation est redevenue calme dans la soirée et la circulation routière a été rétablie.
Equateur: les agents humanitaires accusés d’exploitation sexuelle des mineures à Libenge - par Maddy le 17/01/2012 - 10:12
Radio Okapi - 16 janvier, 2012
La population et les notables locaux de Libenge (Equateur) accusent les agents des organisations humanitaires de se livrer à l’exploitation sexuelle des mineures. Le leader des jeunes de ce territoire, Steve Emange a témoigné lundi 16 janvier à Radio Okapi que ces humanitaires commettent leur forfait en échange aux abris pour les victimes et parfois pour leurs familles, après l’insurrection du mouvement rebelle MLIA en 2009 et 2010. «Le chef d’antenne de l’ONG AEDES a violé une fille de 16 ans. La mineure est avec nous et le chef d’antenne a été évacué depuis hier [dimanche 15 janvier] vers 4 heures locales », explique Steve Emange. Il ajoute qu’un agent de cette ONG a construit une case pour une fille de 16 ans qu’il a violée. Un autre responsable de l’ONG « Les aiglons » a violé une fille de 15 ans. L’auteur serait en fuite vers Gemena, poursuit Steve Emange. Depuis les combats à la suite de l’insurrection du MLIA, les populations avaient fui Libenge et ses environs pour se réfugier dans des villages voisins.Des maisons ont été détruites, faisant de nombreux sans abri dans ce territoire. Par ailleurs, la porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Céline Smitth promet que son agence qui finance ce programme de construction d’abris devra vérifier ces allégations. Si elles s’avèrent vraies, poursuit-elle, les responsables devront être sanctionnés, car affirme Céline Smitth, les partenaires du HCR sont signataires d’un code de bonne conduite.
Radio Okapi - 16 janvier, 2012
La population et les notables locaux de Libenge (Equateur) accusent les agents des organisations humanitaires de se livrer à l’exploitation sexuelle des mineures. Le leader des jeunes de ce territoire, Steve Emange a témoigné lundi 16 janvier à Radio Okapi que ces humanitaires commettent leur forfait en échange aux abris pour les victimes et parfois pour leurs familles, après l’insurrection du mouvement rebelle MLIA en 2009 et 2010. «Le chef d’antenne de l’ONG AEDES a violé une fille de 16 ans. La mineure est avec nous et le chef d’antenne a été évacué depuis hier [dimanche 15 janvier] vers 4 heures locales », explique Steve Emange. Il ajoute qu’un agent de cette ONG a construit une case pour une fille de 16 ans qu’il a violée. Un autre responsable de l’ONG « Les aiglons » a violé une fille de 15 ans. L’auteur serait en fuite vers Gemena, poursuit Steve Emange. Depuis les combats à la suite de l’insurrection du MLIA, les populations avaient fui Libenge et ses environs pour se réfugier dans des villages voisins.Des maisons ont été détruites, faisant de nombreux sans abri dans ce territoire. Par ailleurs, la porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), Céline Smitth promet que son agence qui finance ce programme de construction d’abris devra vérifier ces allégations. Si elles s’avèrent vraies, poursuit-elle, les responsables devront être sanctionnés, car affirme Céline Smitth, les partenaires du HCR sont signataires d’un code de bonne conduite.
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont jugé insuffisantes vendredi les charges pesant contre le haut dirigeant des FDLR Callixte Mbarushimana - par Maddy le 17/12/2011 - 22:49
La CPI ordonne la remise en liberté du Rwandais Mbarushimana
De Maude BRULARD (AFP) – 16-12-2011 LA HAYE — Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont jugé insuffisantes vendredi les charges pesant contre le haut dirigeant des rebelles hutu rwandais Callixte Mbarushimana, soupçonné de crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans les Kivus (RDC) en 2009, et ordonné sa remise en liberté. "La majorité de la Chambre a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments de preuve donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable de huit chefs de crimes de guerre et de cinq chefs de crimes contre l'humanité portés contre lui par le procureur", ont estimé les juges dans leur ordonnance. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a immédiatement demandé la suspension de l'ordonnance de remise en liberté, avançant le risque que M. Mbarushimana entrave l'enquête et prenne la fuite, et annoncé son intention d'interjeter appel. Callixte Mbarushimana, 48 ans, secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), avait été arrêté le 11 octobre 2010 à Paris où il vivait depuis 2002, en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI. Transféré à La Haye le 25 janvier, il clamait son innocence. "C'est un jour fantastique pour M. Mbarushimana mais aussi pour la CPI, parce que nous commencions à penser que cette Cour avait un parti pris pour l'accusation", a réagi Nick Kaufman, l'ancien avocat du Rwandais. Celui-ci a appris la nouvelle lors d'un cours de yoga à la prison de la CPI, a dit l'avocat à l'AFP. Lors de l'audience de confirmation des charges, du 16 au 21 septembre, l'accusation avait affirmé que Callixte Mbarushimana avait contribué à la commission des crimes commis par les FDLR sur les habitants des Kivus, à l'est de la RDC, en menant notamment une campagne médiatique internationale. Il était soupçonné de cinq crimes contre l'humanité (meurtre, torture, viols, actes inhumains et persécutions) et de huit crimes de guerre (meurtres, tortures, viols, mutilations, traitements inhumains, destruction de biens, attaques contre la population civile et pillages). Lors de l'audience de confirmation des charges, destinée à permettre aux juges d'évaluer les éléments de preuve présentés par l'accusation, le procureur adjoint Fatou Bensouda avait affirmé que M. Mbarushimana "représentait la face publique respectable des FDLR". Selon l'accusation, Callixte Mbarushimana avait contribué à élaborer un "plan commun" d'attaques généralisées contre la population civile des Kivus avec le président des FDLR Ignace Murwanashyaka. Celui-ci avait été arrêté en novembre 2009 en Allemagne avec son adjoint Straton Musoni. Les deux hommes sont jugés pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre depuis le 4 mai à Stuttgart (Allemagne). Les FDLR sont considérées comme l'un des principaux fauteurs de troubles dans la région des Grands Lacs africains. Plus de 15.000 cas de violences sexuelles ont ainsi été recensés en RDC en 2009, selon le procureur de la CPI. Callixte Mbarushimana est par ailleurs mis en examen en France depuis le 21 décembre 2010 pour crimes contre l'humanité pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994 au cours duquel environ 800.000 Tutsi et Hutu modérés ont été tués, selon l'ONU. C'est la deuxième fois depuis l'entrée en fonction de la CPI en 2002 que des charges sont abandonnées contre un suspect. Le 8 février 2010, les juges de la CPI avaient en effet refusé de poursuivre Bahar Idriss Abu Garda, un chef rebelle du Darfour, pour crimes de guerre. L'accusation le soupçonnait d'avoir dirigé une attaque où 12 soldats des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) avaient été tués à Haskanita, dans le nord du Darfour, le 29 septembre 2007. L'appel du procureur avait été rejeté le 26 avril 2010. Copyright © 2011 AFP.
La CPI ordonne la remise en liberté du Rwandais Mbarushimana
De Maude BRULARD (AFP) – 16-12-2011 LA HAYE — Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont jugé insuffisantes vendredi les charges pesant contre le haut dirigeant des rebelles hutu rwandais Callixte Mbarushimana, soupçonné de crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans les Kivus (RDC) en 2009, et ordonné sa remise en liberté. "La majorité de la Chambre a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments de preuve donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable de huit chefs de crimes de guerre et de cinq chefs de crimes contre l'humanité portés contre lui par le procureur", ont estimé les juges dans leur ordonnance. Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a immédiatement demandé la suspension de l'ordonnance de remise en liberté, avançant le risque que M. Mbarushimana entrave l'enquête et prenne la fuite, et annoncé son intention d'interjeter appel. Callixte Mbarushimana, 48 ans, secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), avait été arrêté le 11 octobre 2010 à Paris où il vivait depuis 2002, en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI. Transféré à La Haye le 25 janvier, il clamait son innocence. "C'est un jour fantastique pour M. Mbarushimana mais aussi pour la CPI, parce que nous commencions à penser que cette Cour avait un parti pris pour l'accusation", a réagi Nick Kaufman, l'ancien avocat du Rwandais. Celui-ci a appris la nouvelle lors d'un cours de yoga à la prison de la CPI, a dit l'avocat à l'AFP. Lors de l'audience de confirmation des charges, du 16 au 21 septembre, l'accusation avait affirmé que Callixte Mbarushimana avait contribué à la commission des crimes commis par les FDLR sur les habitants des Kivus, à l'est de la RDC, en menant notamment une campagne médiatique internationale. Il était soupçonné de cinq crimes contre l'humanité (meurtre, torture, viols, actes inhumains et persécutions) et de huit crimes de guerre (meurtres, tortures, viols, mutilations, traitements inhumains, destruction de biens, attaques contre la population civile et pillages). Lors de l'audience de confirmation des charges, destinée à permettre aux juges d'évaluer les éléments de preuve présentés par l'accusation, le procureur adjoint Fatou Bensouda avait affirmé que M. Mbarushimana "représentait la face publique respectable des FDLR". Selon l'accusation, Callixte Mbarushimana avait contribué à élaborer un "plan commun" d'attaques généralisées contre la population civile des Kivus avec le président des FDLR Ignace Murwanashyaka. Celui-ci avait été arrêté en novembre 2009 en Allemagne avec son adjoint Straton Musoni. Les deux hommes sont jugés pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre depuis le 4 mai à Stuttgart (Allemagne). Les FDLR sont considérées comme l'un des principaux fauteurs de troubles dans la région des Grands Lacs africains. Plus de 15.000 cas de violences sexuelles ont ainsi été recensés en RDC en 2009, selon le procureur de la CPI. Callixte Mbarushimana est par ailleurs mis en examen en France depuis le 21 décembre 2010 pour crimes contre l'humanité pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994 au cours duquel environ 800.000 Tutsi et Hutu modérés ont été tués, selon l'ONU. C'est la deuxième fois depuis l'entrée en fonction de la CPI en 2002 que des charges sont abandonnées contre un suspect. Le 8 février 2010, les juges de la CPI avaient en effet refusé de poursuivre Bahar Idriss Abu Garda, un chef rebelle du Darfour, pour crimes de guerre. L'accusation le soupçonnait d'avoir dirigé une attaque où 12 soldats des forces de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) avaient été tués à Haskanita, dans le nord du Darfour, le 29 septembre 2007. L'appel du procureur avait été rejeté le 26 avril 2010. Copyright © 2011 AFP.
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